Choisir son type de chaudière : Avantages et inconvénients

Par Sylvain ZaffiniPictograme d'une horlogeMis à jour le

Choisir son type de chaudière : Avantages et inconvénients

Le marché des chaudières est gigantesque et propose des milliers de modèles parmi lesquels il est parfois très difficile de se repérer. Il existe de nombreux types de fonctionnements qui sont eux-mêmes souvent divisés en de multiples variations. Si vous êtes à la recherche de la chaudière la plus adaptée à votre situation, il faut faire une comparaison étroite entre les différents modèles, les avantages, leurs inconvénients et également leurs prix. Pour vous aider dans votre projet, nous vous proposons une mise en perspective des avantages et inconvénients des différents types de chaudières.

Tableau récapitulatif : Choisir son type de chaudière

Types de chaudièresAvantages Inconvénients
Chaudière à gazPrix d'achat très bas
Système à condensation
Prix du gaz en hausse
Peu écologique
Pompe à chaleurTrès écologique
Fonctionnement économique
Prix d'achat élevé
Eau chaude sanitaire pas toujours possible
Chaudière à granulés (pellets)Écologique
Économe
Stockage des granulés
Nécessite un silo
Chaudière à boisLa plus économe
Écologique
Nécessité de recharger les bûches manuellement
Stockage du bois
Chaudière électriquePeu onéreuse à l'achat
Rendement élevé
Prix de l'électricité en hausse
Peu écologique
Chaudière solaireAutonome
Fonctionnement très peu onéreux
Ne peut satisfaire que de 30% à 60%
des besoins en chauffage
Chaudière fioulPrix d'achat très bas
Peut intervenir partout
Très polluante
Coût du fioul en hausse
Pas d'aide au financement

Les types de chaudières les plus populaires

Il est actuellement recommandé de s’orienter vers un type de chaudière moderne, économe et confortable à utiliser. Que ce soit en rénovation ou en construction, les Français semblent privilégier les chaudières à gaz et les pompes à chaleur, tandis que le parc des vieilles chaudières au fioul est toujours très important.

Chaudière gaz

La chaudière à gaz est sans doute le type de chaudière le plus populaire dans les zones desservies par le réseau du gaz.

Les chaudières à gaz ont l’avantage d’être peu onéreuses, même si on s’oriente vers un système moderne et économe, comme le fonctionnement à condensation.

Les inconvénients majeurs de ces chaudières sont le recours au gaz qui peut dans certaines régions être problématique et le prix du combustible qui ne cesse d’augmenter, 20% l’année passée.

Les types de chaudières les plus populaires

Pompe à chaleur

Les pompes à chaleur sont des équipements très efficaces pour produire de la chaleur, mais également pour climatiser une maison.

Il existe divers types de pompes à chaleur qui proposent des avantages différents :

  • Les PAC air-air : Les équipements les plus simples, les moins onéreux à l’achat et pouvant aussi faire clim durant l’été. Ces pompes à chaleur ne produisent cependant pas de l’eau chaude sanitaire.
  • Les PAC air-eau : Elles fonctionnent sur le même système que les PAC air-air, mais distribuent la chaleur par le biais de radiateurs conventionnels. Elles sont idéales en rénovation.
  • Les PAC géothermie : Les pompes à chaleur les plus performantes, qui peuvent produire de l’eau chaude sanitaire, mais également les plus onéreuses.

Le seul inconvénient des pompes à chaleur est leur coût de départ, beaucoup plus élevé que celui d’une chaudière gaz. Le coût de fonctionnement est en revanche très bas.

Les chaudières à biomasse : Le chauffage vert

Avec les augmentations des énergies, de plus en plus de particuliers envisagent des solutions différentes. C’est notamment le cas des chaudières à biomasse qui proposent de brûler du bois ou des granulés de bois.

En plus d’être économique, ce type de chaudière est respectueux de l’environnement.

Chaudière à granulés

Les chaudières à granulés fonctionnent comme leurs cousins les poêles à granulés. Elles brûlent des granulés de bois, ou pellets, et distribuent la chaleur soit par un réseau de radiateurs classiques, soit par un système de soufflerie.

Les chaudières à granulés sont très efficaces, mais imposent l’installation d’un petit silo pour alimenter la chambre de combustion automatiquement.

Il faut également prévoir un espace de stockage pour conserver une masse certaine de granulés.

Les chaudières à biomasse : Le chauffage vert

Chaudière à bois

Ce type de chaudière est tout aussi efficace que les modèles à granulés. La combustion se fait ici en utilisant des bûches de bois de dimensions standard.

L’avantage des chaudières à bois est le prix du combustible, qui est très attractif, surtout lorsqu’il est acheté en grandes quantités.

Le coût de fonctionnement d’une chaudière à bois est ainsi environ 30% moins élevé que celui d’une chaudière gaz.

L’inconvénient majeur est principalement de devoir alimenter manuellement la chambre de combustion régulièrement.

Si besoin, nous pouvons vous mettre en relation avec plusieurs professionnels proche de chez vous. Ils prendront contact avec vous pour établir des devis personnalisés :

Les chaudières modernes : Un type en essor

Il existe d’autres types de chaudières, plus modernes, qui sont en voie de démocratisation. Ces équipements sont pour l’instant recommandés dans des cas très précis, mais il y a fort à parier qu’ils seront de plus en plus présents dans la décennie à venir.

Selon votre situation ces chaudières trouveront leur place dans votre projet.

Chaudière électrique

La chaudière électrique est l’un des équipements de chauffage les plus performants, avec des rendements proches des 100% et un confort de chauffe très rapide.

Si les chaudières électriques sont relativement abordables à l’achat, elles utilisent une énergie qui ne cesse d’augmenter et dont le respect de l’environnement est questionable.

Notez également que la chaudière électrique est sécurisée (pas de rejet de CO2) et ne nécessite pas d’entretien annuel.

Chaudière électrique

Chaudière solaire

Les chaudières solaires connaissent des progrès constants et proposent une solution chauffage autonome qui peut être recommandée dans certains cas, par exemple les bâtiments secondaires isolés.

Le gros inconvénient de ce type de chaudière réside dans le fait qu’actuellement elles ne peuvent produire que de 30% à 60% des besoins de chauffage d’un bâtiment classique.

Nous attendons cependant de voir comment l’arrivée de la norme RT 2020 et des bâtiments à énergie positive impactera le domaine des chaudières solaires.

Chaudière fioul, le type de chaudière à éviter

Si vous en avez la possibilité, il est judicieux d’éviter les chaudières fioul. Ces chaudières sont peu économes, très polluantes et ne donnent pas accès aux aides et subventions de l’État.

Le fioul est certainement l’une des énergies de chauffage les plus coûteuses, avec une facture annuelle moyenne de presque 2 000€.

Les avantages de ces chaudières sont un prix d’appel très bas et la possibilité de les installer partout, sans besoin de raccordement autre que l’électricité.

Les travaux d’installation d’une chaudière à condensation

Les travaux d’installation d’une chaudière à condensation sont réalisés par un professionnel chauffagiste certifié Qualibat. Ce dernier aura besoin de quelques jours pour réaliser la totalité des travaux. Voici les grandes étapes de l’installation d’une chaudière à condensation :

  1. Avant de commencer les travaux d’installation, le professionnel chauffagiste va effectuer un état des lieux de votre logement et du système de chauffage existant. Selon les caractéristiques de votre habitation et de l’espace que vous pourrez allouer à l’installation de la chaudière à condensation, l’installateur vous préconisera quel combustible choisir : gaz, fioul, bois ou granules.
  2. Une fois que vous aurez signé le devis, le chauffagiste professionnel vient chez vous installer un système ventouse: il sera nécessaire de percer le mur pour installer le double conduit permettant de faire entrer de l’air dans l’appareil et d’évacuer les fumées produites lors de la combustion ;
  3. La chaudière à condensation est posée au mur ou au sol en fonction du modèle que vous aurez choisi ;
  4. Passons au raccordement de votre chaudière à condensation ! Il faut prévoir un conduit en PVC entre la chaudière et les eaux usées pour évacuer les condensats afin d’éviter toute corrosion de votre système de chauffage due à leur acidité ;
  5. D’autres raccordements sont nécessaires au bon fonctionnement de la chaudière à condensation : un raccordement à l’électricité, à l’eau, et au combustible choisi (gaz, fioul, granules ou bois).
  6. Le professionnel se charge de nettoyer l’espace où il a installé la chaudière à condensation ;
  7. Il est maintenant temps de mettre en route votre chaudière. C’est le professionnel qui s’en charge. Il va également optimiser les réglages de l’appareil pour maximiser son rendement tout en vous permettant de faire des économies d’énergie ;
  8. L’installateur vous remet le certificat de conformité. Sans ce document, votre chaudière à condensation n’est pas autorisée à fonctionner. Le chauffagiste va également activer la garantie de votre appareil auprès de son fabricant.

Bénéficiez des aides de l’Etat pour financer votre chaudière à condensation

L’installation d’une chaudière gaz à condensation fait partie des travaux de rénovation énergétique que l’Etat finance en partie afin d’aider les ménages français à mieux se chauffer. Mais attention, l’installation des chaudières à condensation est éligible aux aides uniquement si elle est réalisée par un professionnel certifié Reconnu Garant de l’Environnement (RGE). Voici les primes auxquelles vous pouvez prétendre :

  • Ma Prime Rénov’ qui est gérée par l’Anah (Agence Nationale de l’Habitat). Elle est soumise à des conditions de revenus pour pouvoir en bénéficier ;
  • La prime « Coup de pouce Chauffage » est une aide sans condition de ressource, cependant, le montant de l’aide sera plus important si vos revenus sont très modestes ;
  • L’éco-prêt à taux zéro permet de financer l’installation de votre chaudière à condensation sans intérêt ;

Si vous désirez vous débarrasser d’une chaudière fioul sachez également qu’il existe des aides au financement pour les frais de dépose, par exemple pour l’enlèvement de la cuve.