Tout savoir sur le ragréage

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Tout savoir sur le ragréage

Le ragréage est une opération que l’on rencontre très fréquemment en rénovation. Il permet en effet de retoucher des sols très abîmés sans pour autant se ruiner. Si vous êtes en train de planifier votre rénovation de maison, vous pouvez très facilement avoir recours à ce procéder et ainsi disposer de sols remis à neuf. Nous vous offrons ici un gros plan sur le ragréage, définition, précisions et méthode de mise en œuvre, pour que vos travaux soient les plus simples possible. Vous pourrez choisir vos produits et attaquer vos travaux, ou tout simplement mieux comprendre à quoi correspond la ligne ragréage de votre devis de rénovation.

Le ragréage : une définition

La définition du ragréage est plutôt simple : il s’agit d’une opération visant à appliquer un enduit ou un mortier sur un support dans le but de l’aplanir ou de le niveler.

Dans la très grande majorité des cas, le ragréage intervient sur des sols en béton très abîmés, généralement consécutivement à la dépose d’un revêtement de sol collé.

En effet, décoller un revêtement de sol, comme le carrelage, peut laisser des marques au sol qu’il faut gommer avant la pose d’un nouveau revêtement.

Le ragréage : une définition

Le ragréage peut aussi très souvent entrer en action dans la rénovation d’un sol béton brut très âgé, là encore dans le but de réaliser une couche de surface propre.

Enfin, le ragréage peut permettre de remettre une dalle à niveau. Dans ce cas-là, il faudra non seulement lisser le ragréage, mais également charger plus fortement certaines zones de manière à rétablir un niveau parfait.

Existe-il différents types de ragréage ?

Il existe bien entendu différents types de ragréages, qui sont destinés à répondre à des nécessités techniques bien précises.

S’il est tout à fait possible, la plupart du temps, d’utiliser un mortier fin quelconque, on préférera s’orienter vers des ragréages plus spécifiques de manière à gagner du temps et à limiter les efforts.

Les mortiers de ragréage traditionnels

Le mortier de ragréage classique est tout simplement un mortier fin, qui pourra être lissé à la perfection.

Les vieilles chapes lisses du milieu du 20e siècle étaient réalisées de cette manière, à l’aide d’un ragréage fin que l’on prenait grand soin de lisser sans perdre de temps.

Un mortier de ragréage traditionnel est généralement composé d’une dose de ciment pour deux à trois doses de sable (très fin) et une dose d’eau. De nos jours, on ajoute impérativement un adjuvant destiné à renforcer les performances du ragréage (du type Sikalatex).

Le reste est beaucoup d’huile de coude et de minutie pour réaliser une planéité parfaite.

Existe-il différents types de ragréage

Les mortiers de ragréage modernes

Si vous avez le budget suffisant, on recommande chaudement de vous orienter vers des mortiers de ragréage prêts à l’emploi. Ces derniers sont généralement des bétons techniques autolissants et autonivelants proposant une mise en œuvre particulièrement aisée et rapide.

Le plus fréquemment, vous trouverez des mortiers de ragréage en poudre qu’il faudra délayer avec de l’eau et selon un dosage bien précis. Ces mortiers disposent généralement d’un primaire d’accroche intégré dans le mélange.

Il est également possible que vous ayez à utiliser un mortier de ragréage bicomposants. Il s’agit alors d’une poudre qu’il faut mélanger à une résine et à de l’eau, pour une résistance optimale.

Les ragréages spéciaux

La définition du ragréage précise que l’on peut travailler de nombreux supports de matériaux différents. On pourra par exemple réaliser un ragréage sur un plancher en bois. Cela arrive fréquemment dans les rénovations de maisons très anciennes lorsqu’on désire poser un carrelage sur un plancher.

Il faut alors avoir recours à des mortiers de ragréage très spécifiques destinés à être utilisés sur un support bien précis.

Ces ragréages sont évidemment plus onéreux que les mortiers de ragréage classiques.

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Peut-on ragréer n’importe quels matériaux ?

La définition du ragréage est formelle, on peut ragréer n’importe quel matériau pouvant supporter l’accroche et le poids d’une couche de mortier d’une épaisseur maximale de 20 à 30mm. Au-delà de cette épaisseur, les fabricants rechignent à apposer l’étiquette “ragréage” sur leurs produits.

Ragréer le béton : le plus facile

Dans la très vaste majorité des cas, le matériau que l’on doit ragréer est du béton. Il s’agit surtout de dalles béton abîmées, mal réalisées, ou tout simplement très anciennes.

Lors d’une rénovation, on choisira de ragréer ces sols de manière à pouvoir poser un nouveau revêtement dans les meilleures conditions possible.

Peut-on ragréer n’importe quels matériaux

Ragréer un parquet : est-ce possible ?

Vous vous posez très certainement la question si vous rénovez une maison ancienne avec planchers bois et que vous devez choisir un revêtement de sol pour la salle de bain.

De très nombreux particuliers préfèrent éviter le problème, par peur de ne pas pouvoir poser un sol carrelage sur un plancher bois.

Pourtant rassurez-vous, c’est tout à fait possible. Il faut cependant utiliser un ragréage spécifique, le ragréage fibré et surtout, préparer le plancher très minutieusement.

On recommande toujours les services d’un professionnel pour un ragréage de ce genre.

Quelles précautions pour un ragréage réussi ?

La méthode de pose précisée par la définition du ragréage n’est en elle-même pas très compliquée. Il suffit de préparer le support, de bien le nettoyer et d’y couler le ragréage que l’on lissera à la main ou qu’on laissera s’autolisser.

Pourtant, lorsqu’on se retrouve sur la dalle à ragréer avec la truelle à la main, la sensation de simplicité n’est plus aussi évidente.

Bien préparer son support

On ne le dira jamais assez : la préparation du support peut changer le résultat de votre ragréage du tout au tout.

Les dalles béton ou les sols minéraux “durs” devront être nettoyés, piqués au besoin pour gommer certaines imperfections, dépoussiérés et idéalement dégraissés.

Les sols flexibles devront recevoir la rigidification appropriée ou le cas échéant une couche de polystyrène spécifique (du type Wedi).

Quelles précautions pour un ragréage réussi

Appliquer un primaire

Le ragréage est généralement réalisé en une couche la plus fine possible. Il est parfois d’une épaisseur de 3mm, ce qui n’est pas forcément propice à une accroche optimale.

Vous devrez donc impérativement appliquer un primaire d’accroche sur le support, peu importe sa nature. Les primaires sont peu onéreux et demandent quelques heures de travail en plus, pour une durée de vie finale bien plus élevée.

Bien choisir son matériau de ragréage

Enfin le type de mortier de ragréage que vous utilisez a aussi une très grande influence sur le résultat.

On conseille donc d’utiliser un ragréage approprié. Si vous ragréez un sol de très petites dimensions vous pourrez faire le lissage à la main, en revanche, pour les grandes surfaces on conseille un mortier autolissant.

Ce type de mortier implique parfois la réalisation d’un coffrage périphérique, mais offre une mise en œuvre bien plus rapide que le lisage manuel.

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