LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE DES FRANÇAIS : BILAN 2019

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LA CONSOMMATION ÉNERGÉTIQUE DES FRANÇAIS : BILAN 2019
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À l’occasion de cette vague de douceur qui s’installe en ce mois de février, Prix Pose publie les résultats de son analyse sur le mode de chauffage des Français afin de dresser un premier bilan énergétique en ce début d’année 2019. Que représente les dépenses de chauffage au sein de la facture énergétique des ménages français ? L’inflation des prix de certaines énergies ainsi que les dérèglements climatiques influencent-ils la consommation d’énergie des Français ? Quel système de chauffage est le plus coûteux ? Quels sont les avantages et inconvénients de chacun d’eux ?

Chaque année 26% du total des dépenses d’énergie en France proviennent des ménages et 68% de ces dépenses sont dus au chauffage. Selon une étude de l’ONPE (Observatoire National de la Précarité Énergétique) un tiers des Français réduit la température du logement pour éviter une facture trop importante et 15% des ménages disent avoir souffert du froid chez eux en hiver.

Infographie : Le chauffage et les Français

Prix Pose vous propose donc pour ce début d’année un état des lieux des habitudes de chauffage des Français et de leur impact sur leur facture énergétique.

Infographie : Quel chauffage choisir ?

Saviez-vous que le logement constitue le 1er poste de dépenses des ménages français ? Parmi ces dépenses liées au logement il y en a une en particulier qui est d’actualité : celle liée à la dépense énergétique.

D’après une étude du Commissariat Général au Développement Durable 35%¹ des propriétaires disposant d’un chauffage au fioul envisagent de modifier leur système de chauffage (étude réalisée avant l’annonce du Premier Ministre Edouard Philippe sur l’extension du CITE). Tous modes de chauffage confondus, plus de 20% des ménages envisagent ou ont prévu la modification de leur installation de chauffage.

De plus, la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte fixe pour objectif de rénover énergétiquement 500 000 logements par an à compter de 2017.

L’augmentation du prix de certaines énergies comme le gaz, le fioul et l’électricité associés aux problèmes de pollution liés à l’utilisation des énergies fossiles, au dérèglement climatique en cours et à une prise de conscience écologique de la population qui se renforce, on comprend aisément que le sujet énergétique et in fine les habitudes de chauffage des Français constituent un sujet autant d’actualité que d’avenir.

La problématique de l’inconfort thermique

Le confort thermique et l’efficacité du mode de chauffage d’une habitation sont indissociables. En effet, avant même de s’interroger sur le choix de l’énergie, il est primordial de s’assurer de la bonne isolation en supprimant tous les ponts thermiques de manière à rendre plus efficace le système de chauffage.

Une bonne isolation des combles, des murs, des portes et des fenêtres ainsi que des appareils de chauffage, de production d’eau ou encore une ventilation efficace sont autant d’éléments qui permettent de réduire vos dépenses d’énergie. Un investissement dans des travaux portant sur ces éléments coûte en moyenne 3 fois moins cher à long terme que les futures surconsommations causées par leurs inefficacités répercutées ensuite sur votre facture énergétique.

Inconfort thermique : Chauffage

Quelques chiffres permettent de mieux comprendre cette problématique pour les Français. Dans 41 % des cas, la raison évoquée par les ménages se plaignant du froid est une mauvaise isolation. Les deux autres principales raisons invoquées sont une installation de chauffage insuffisante (33 %) et des pannes ponctuelles ou récurrentes de l’installation (18 %). Plus d’un ménage sur cinq (21.5 %) déclarent ne pas se chauffer autant qu’ils le voudraient en raison du coût de l’énergie.

Si l’on s’intéresse aux 25 % les plus modestes, l’inconfort thermique serait causé principalement pour des raisons financières (27 %) et par l’insuffisance du système de chauffage (37 %). Pour les ménages les plus aisés, les problèmes de froid proviennent en majorité des pannes de leurs moyens de chauffage, ne mettant pas durablement en cause le confort thermique.

Ajoutés à cela, près de 12 millions de Français ayant des difficultés à régler leur facture de gaz et d’électricité, énergies qui équipent 76% du parc de chauffage en France, et presque 7 millions de ménages qui sont en situation de précarité énergétique on comprend aisément que c’est un sujet préoccupant pour une grande partie de la population.

Comment les Français se chauffent-ils ?

Énergie de chauffageMillier de maisons équipées%Millier d'appartements équipés%Maisons + appartement équipéesTotal %
Gaz5178,932%6396,852%11575,740,8%
Fioul2971,8618%627,85%3599,612,7%
Électricité6235,139%4022,033%10257,136,1
Bois1186,67%54,00%1240,64,4%
Autres530,83%1175,710%1706,56,0%
TOTAL16103,2100%12276,3100%28379,5100%

Source : ADEME – Suivi du parc et des consommations de l’année 2015, CEREN

Comment utilisons-nous cette énergie ?

L’augmentation des prix de l’énergie, l’amélioration de l’isolation des bâtiments ainsi que des modes de chauffage plus performants ont contribué à diminuer constamment, sur les 40 dernières années, la part d’énergie utilisée pour le chauffage. Cependant, cette part reste tout de même fortement majoritaire dans le budget énergétique des ménages, malgré toutes ces évolutions.

UtilisationEn TWh (en 2015)%
Chauffage32368%
Eau chaude sanitaire4610%
Cuisson276%
Usage spécifique électricité7616%

Source : SOeS, d’après Ceren. Données corrigées des variations climatiques. L’usage spécifique de l’électricité comprend les usages climatisation/réfrigération, éclairage et appareils électriques. Champ : France métropolitaine.

La facture de chauffage des Français

Le montant de la facture ne dépend pas que du coût de l’énergie. Il faut considérer la performance globale de l’installation, comprenant le rendement de distribution en fonction de l’isolation, le type de radiateur ou d’émission de chaleur et également la régulation quotidienne de l’utilisation de l’énergie (programmateur, robinets thermostatiques, etc…). Il est donc important d’avoir une installation globale cohérente avec les caractéristiques de l’habitation.

Les besoins en matière de chauffage peuvent être plus ou moins importants selon les cas. Au regard de l’évolution des coûts globaux (investissement, pose, coût de l’énergie) c’est le facteur principal qui permet de choisir l’installation la plus pertinente économiquement.

ÉnergieÉlectricitéFioulGaz naturelBois granulésBois bûches
Équivalence des énergies1 kWh0,1 L0,98m30,22 kg0,67 kg
Consommation annuelle*11900 kWh2000 L1100 kWh2,6 t7,6 stères
Prix des énergies0,17€0,95€0,07€276,80€73,00€
Coût facture1978,97€1894,00€781,913719,68€554,90€

*Pour une maison de 100m² moyennement isolée

Le gaz propane et le fioul sont relativement onéreux avec un coût de 14,15 ct€/kWhPCS pour le propane et de 9,30 ct€/kWhPCS pour le fioul. Le chauffage électrique est le plus coûteux à l’usage, en moyenne 14,34 ct€/kWh en heure pleine en 2013, mais est plus économe à l’installation.

Ce coût élevé incite les ménages à des comportements économes et convient de fait pour une utilisation limitée. Sur la dernière décennie, le prix de l’électricité a augmenté de manière relativement faible (+20 %, contre 40 % d’augmentation pour le gaz).

Il est probable que son prix augmente fortement dans les années à venir car de gros investissements vont être nécessaires dû à la modernisation indispensable du parc de production et des réseaux électriques français.

Coût annuel : Facture de chauffage

Les avantages et inconvénients de chaque mode de chauffage

Avant d’approfondir les avantages et inconvénients de chaque type de chauffage il nous paraît important de s’arrêter sur un point capital lorsque l’on souhaite comparer des énergies : le Pouvoir Calorifique. La notion de Pouvoir Calorifique permet de connaître le contenu énergétique d’un combustible. Il existe un pouvoir calorique inférieur (PCI) et un pouvoir calorique supérieur (PCS).

Le PCI permet de connaître l’énergie que peut fournir un combustible. Il permet notamment de comparer les différents combustibles et facilite le choix de ce dernier. Pour le calculer, on retire l’énergie nécessaire à l’évaporation de la part d’eau contenue dans le combustible et on obtient l’énergie qui peut directement être utilisée. Par exemple, un stère d’épicéa, bois souvent utilisé comme combustible, équivaut en termes de production d’énergie à 105L de mazout.

Chauffage bois

Avantages

  • Combustible renouvelable et efficace
  • Combustible présent sur le territoire français et le moins cher sur le marché
  • Très bon rendement (jusqu’à 85 %)
  • Compatible avec les appareils de régulation : thermostat, programmateur
  • Éligible aux aides de l’État qui réduisent considérablement le coût d’investissement (CITE, Eco-Ptz, prime énergie, Anah, TVA 5.5 %)

Inconvénients

  • Coût matériel + pose élevé
  • Son installation et son approvisionnement ne sont pas forcément possibles partout
  • Besoin d’un espace significatif (stockage + chaudière)
  • 2 ramonages annuels
  • Nécessaire de l’associer à un système de chauffage complémentaire dans le cas d’un poêle (ce qui n’est pas le cas pour une chaudière) sinon nécessité de disposer déjà d’un système de chauffage central

Chauffage gaz naturel

Avantages

  • Réseau de gaz de ville bien développé
  • Peu d’entretien
  • Très bon rendement (jusqu’à 100 %)
  • Tarif réglementé
  • Éligible aux aides de l’État (CITE, Eco-Ptz, Prime énergie, Anah, TVA 5.5 %)

Inconvénients

  • Énergie fossile dont les réserves sont limitées
  • Produit d’importation
  • Prix en hausse constante : Les prix fluctuants sont liés en partie au prix du pétrole
  • Caractère explosif
  • Le gaz naturel, même s’il est le plus propre des combustibles fossiles, émet lors de sa combustion du gaz à effet de serre (CO2) et de l’oxyde d’azote + émission de méthane

Chauffage électrique

Avantages

  • Investissement faible comparé aux autres systèmes de chauffage
  • Rendement proche des 100%
  • Aucun entretien
  • Compatible avec les appareils de régulation : thermostat, programmateur
  • Circuit de distribution couvrant tout le territoire

Inconvénients

  • Coût du combustible le plus élevé du marché
  • Dépendance au réseau électrique
  • Rendement égal à 0.3 si l’on considère les déperditions entre le lieu de production et l’utilisateur.
  • Non éligible aux aides et subventions pour la transition énergétique
  • Augmentation prévisible des prix (hausse de l’uranium, du grand carénage et des coûts de production)*

*La cause de cette augmentation est l’investissement dans la modernisation du parc de production électrique français.

Chauffage au fioul

Avantages

  • Installation bon marché comparée à d’autres solutions de chauffage
  • Entretien et nettoyage de l’installation limités à une intervention par an (entre 80€ à 150€/an)
  • Choix du distributeur
  • Circuit de distribution structuré couvrant le territoire français
  • Bonne performance

Inconvénients

  • Énergie toxique et polluante (rejet de CO2 et de SO2)
  • Prix dépendant du cours du pétrole
  • Nécessité de disposer d’une cuve
  • Coût de l’approvisionnement concentré sur une courte période
  • Non éligible aux aides et subventions pour la transition énergétique

Quel système choisir ?

Il est difficile de s’y retrouver parmi tous ces paramètres? mais s’il y a un élément à prendre en compte en priorité c’est sa consommation. Plus les besoins sont importants, plus le coût de l’énergie aura un impact fort sur la facture. À contrario, plus les besoins sont faibles, plus le coût de l’installation du système (investissement et pose) sera difficile à amortir.

Le chauffage électrique et les chaudières à condensation (gaz, fioul ou propane) sont les solutions les plus économes quand les besoins sont faibles, car le coût d’installation et de maintenance est réduit par rapport aux autres options de chauffage. Cependant, si la consommation est importante, ces solutions sont moins efficaces en regard du prix de l’énergie qui représente 80 % du coût global sur 15 ans².

Évidemment l’accès à la matière première peut être un argument de poids. Lorsque votre logement est situé en ville ou en zone périurbaine, il est préférable d’opter pour le gaz naturel un peu plus cher que le bois, avec un abonnement, mais sans stockage et moins polluant pour l’atmosphère.
Le granulé ou pellet (en anglais) est l’énergie-bois la plus satisfaisante, évitez le bois bûche trop polluant.

Mais si vous avez à disposition une grande quantité de bois autour de chez vous une chaudière bûche peut s’avérer être, malgré tous ces défauts, une très bonne solution de chauffage.

Quelques données chiffrées sur les énergies de chauffage

Zoom sur la chaudière fioul

Le gouvernement français, a fixé un objectif audacieux : faire disparaître des foyers français les chaudières individuelles au fioul, et cela d’ici 10 ans. C’est en tout cas la volonté exprimée du Premier ministre Edouard Philippe lors d’une interview datant du 14 novembre 2018.

Pour respecter ce délai optimiste, le Premier ministre a annoncé une augmentation des subventions et des aides destinées aux Français acceptant de se séparer de leurs chaudières au profit d’un autre moyen de chauffage, en plus de celle déjà annoncée par le ministère de la transition écologique quelques semaines auparavant.

En quoi consistent ces aides financières ?

Le CITE, crée en 2015, permet aux ménages de financer, sous la forme d’un crédit d’impôt, jusqu’à 30% du coût des travaux portant sur le renouvellement des équipements de chauffage. Le crédit d’impôt à la transition énergétique concerne uniquement les résidences principales construites depuis au moins deux ans et nécessite l’emploi d’une entreprise agrée par le ministère (certifiée RGE).

Fin chaudière fioul : Premier ministreSource : LeMonde.fr

Cependant, les travaux d’enlèvement de l’existant portant sur les chaudières au fioul n’étaient jusqu’à présent pas concernés par ce dispositif, dont le montant peut atteindre plusieurs milliers d’euros. La promesse du Premier ministre est donc d’offrir ce crédit d’impôt pour tous les travaux portant sur le renouvellement du système de chauffage, en incluant les chaudières au fioul et leur enlèvement (cuve et chaudière).

Quelle est la part du chauffage au fioul en France ?

Si l’on se réfère à l’Agence de l’environnement pour la maîtrise de l’énergie (ADEME), le chauffage au fioul est encore présent dans au moins 3.5 millions de résidences, maisons et appartements, soit 12% des foyers français. L’agence note tout de même un fort recul de cette part ces dernières années dû à une progression de la part du gaz et de l’électricité. Malgré cette évolution, le fioul est encore le moyen de chauffage pour 10 millions de Français.

Quelques chiffres intéressants concernant les combustibles

  • Bois et systèmes à granulés : Le chauffage au bois a connu ces dernières années une hausse considérable, conséquence de l’augmentation du prix de l’énergie. En 2017, la croissance du marché des appareils de chauffage était de 12%. Les appareils à granulés, très à la mode, représente désormais plus de 30% du marché et l’année 2017 a connu une progression de 28% des ventes de ces appareils par rapport à l’année précédente.
  • Gaz naturel : Le gaz est une des énergies dont le coût augmente fortement et de manière régulière : environ 20% sur la dernière année.
  • Fioul : Le fioul domestique est lui aussi concerné par l’augmentation générale du prix de l’énergie. Sur les 10 dernières années, entre 2008 et 2018, son tarif a augmenté de plus de 20%. En octobre 2018, son prix moyen était proche d’un euro le litre.
  • Électricité : L’étude de l’INSEE concernant le prix de l’électricité montre que son prix est également et logiquement en hausse. Plus précisément, l’institut démontre une évolution de son tarif de 30% entre 2005 et 2016.

Le mix énergétique : l’avenir du chauffage ?

Au niveau national le mix énergétique français repose sur deux énergies principales : le nucléaire et le pétrole.

MIX ÉNERGÉTIQUE EN FRANCE (2017)
Nucléaire42,5%
Pétrole30,6%
Gaz14,2%
Charbon3,3%
Énergie renouvelables9,4%
Dont Bois3,8%
Dont Électricité d'origine hydraulique2%
Dont Éolien0,7%
Dont Solaire0,3%

Comme on peu le voir la part des énergies renouvelables est encore assez faible.

Le prix des énergies dites classiques (gaz, électricité, fioul) augmente régulièrement et cette tendance ne s’inversa pas. Le bois est la source d’énergie la moins chère et reste un cas à part. Même si son prix est en hausse, il est moins susceptible de connaître des hausses spectaculaires à moyen terme. La raréfaction du pétrole est à la base de l’augmentation générale du prix de toutes les autres formes d’énergies liées au chauffage.

Cette dépendance au pétrole est une problématique centrale dans l’avenir de la gestion de l’énergie, et il apparaît de plus en plus que l’hybridation ainsi que l’utilisation quotidienne de l’énergie thermique et photovoltaïque représente cet avenir. Rappelons-le, la dépense centrale en termes d’énergie des ménages est et restera le chauffage. Il est donc évident que les solutions alternatives aux vieilles habitudes prendront de plus en plus de place dans la réflexion des Français.

L’évolution des mentalités en terme écologique et économique joue également un rôle important dans cette transition énergétique : les systèmes polluants ou énergivores ont tendance à être de moins en moins acceptés dans l’inconscient collectif, et cela s’applique également au système de chauffage des ménages.

L’avis des Français sur le mix énergétique

Selon un sondage réalisé par l’institut IPSOS et commandé par l’association de promotion des réseaux de chaleur Via SEVA le mix énergétique idéal des français s’en ressent et serait ainsi composé des énergies suivantes :

  •  26 % – Énergie solaire
  • 16 % – Électricité
  • 15% – Récupération de chaleur
  • 14% – Géothermie
  • 8% – Bois
  • 5% – Biogaz

Après comptage on se rend compte que 68% du choix énergétique des Français se portent sur les énergies vertes. À noter que seulement 8% considèrent le bois comme une énergie d’avenir alors qu’il s’agit de la 1re énergie renouvelable disponible sur notre territoire.

Cette étude montre également que les trois préoccupations principales des Français pour leur choix de mode de chauffage sont le montant de leur facture, la sécurité de leur système et le confort de chauffe qu’il leur apporte. Une note allant de 1 à 10 a été attribué à chaque caractéristique dont les résultats sont présentés ci-dessous :

Mix énergétique idéal des français

Exemples de mix énergétique

L’association de deux énergies telles que le bois et le solaire, le gaz et l’électricité ou le bois et le gaz permet de privilégier une énergie selon les conditions préférentielles, ou selon la température extérieure.

Nous présentons ici deux systèmes d’hybridation associant soit deux énergies renouvelables soit une énergie renouvelable couplée à un système utilisant une énergie fossile.

Cas 1 :

Mix énergétique : Bois et solaire

Chaudière à granulés pour le chauffage alimentant un plancher chauffant associée à des panneaux solaires pour la production d’ECS à travers un ballon solaire.

Les + de ce système :

  • Système 100% renouvelable.
  • Système de chauffage central alimenté par une énergie renouvelable illimitée.
  • Plancher chauffant hydraulique apportant un confort de chauffe inégalé.
  • Des panneaux solaires afin de diminuer encore plus sa facture combustible lorsque le temps le permet et qui apporte une forme d’autosuffisance énergétique.

Cas 2 :

Mix énergétique : Gaz et Pompe à chaleur

 

Chaudière au gaz alimentant un système central hydraulique de radiateur associée à une pompe à chaleur air-eau. Ce système est nommé chaudière gaz à condensation hybride ou chaudière hybride.

Les + de ce système :

  • La PAC est un système très efficace (rendement de 3 à 4).
  • Dès lors qu’elle pompe les calories de l’air, la chaudière hybride utilise une énergie 100% renouvelable.
  • En cas de température extérieure douce, la PAC peut assurer seule le chauffage de toute l’habitation.
  • Les deux chauffages peuvent fonctionner en même temps et se réguler grâce un système de pilotage intelligent.

Tableau récapitulatif

Solution d'hybridationÉnergies utiliséesInvestissementÉconomie d'énergie
Chaudière gaz à condensation + PAC air-eauGaz + Électricité++++++
Chaudière bois à granulés + Panneaux solairesBois + Solaire+++++++

Bilan des modes de chauffage

Chaque énergie et chaque système de chauffage présente des avantages et des inconvénients, le choix dépend des critères personnels selon les aspirations et les besoins de chacun. Le mix énergétique permet de tirer le meilleur de chaque énergie et de réduire du même coup les dépenses.

L’institut IPSOS a publié dans son enquête évoquée plus haut (Via SEVA) que la considération écologique est importante pour 40% des sondés quant au choix de leur mode de chauffage, le mix énergétique idéal des ménages français est donc également influencé par cette réflexion contemporaine.

La problématique du chauffage et celle du confort sont impossibles à dissocier. Les consommateurs auront donc toujours tendance à privilégier les systèmes jugés plus confortables, en l’occurrence le système « eau » (plancher chauffant, radiateur à eau). Les systèmes « air » évoluent cependant rapidement pour proposer des technologies plus confortables, évitant les différences trop fortes de températures entre l’émetteur et la chaleur ambiante de la pièce.

1 : http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/Datalab/2017/Datalab-25-menages-environnement-cc-ed-2017-oct2017.pdf
2 : Comparaison des coûts globaux sur 15 ans de différents systèmes de chauffage pour une maison respectant la RT2012 – Source ADEME, mai 2014.

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