Quelles normes pour un escalier ?

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Quelles normes pour un escalier

Que ce soit dans une maison, sur une terrasse ou dans un immeuble, les escaliers sont des espaces où les accidents peuvent arriver rapidement et où le bon sens devrait toujours être de rigueur. On imagine donc très logiquement que les règles de sécurité concernant la construction d’un escalier sont draconiennes et que l’on ne peut pas faire tout ce que l’on veut. Fausse-idée ou pur bon sens ? Nous vous disons ici tout ce qu’il faut savoir sur les règlements relatifs aux escaliers.

Existe-t-il des normes obligatoires pour les escaliers ?

Une réponse simple et directe est malheureusement là impossible. En effet, les escaliers sont soumis à des règles de construction à géométrie variable selon les cas et surtout selon les utilisations.

On distingue donc par commodité les situations relevant d’une utilisation publique : bâtiments administratifs, magasins, bureaux et autres, des bâtiments purement privés, à destination personnelle. Si vous louez votre bien à une tierce personne, les choses changent également et deviennent étrangement plus floues.

Les escaliers publics devront respecter des règles de constructions précises, de manière à ôter toute responsabilité du maître d’ouvrage.

Existe-t-il des normes obligatoires pour les escaliers

Les bâtiments privés n’imposent aucune règle en matière d’escalier, si ce n’est le respect de qualité des matériaux : on ne fera pas un escalier en plâtre, mais on pourra faire un escalier à marches inégales.

Dans le domaine locatif, c’est plus compliqué, car le bailleur est légalement obligé à tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité de ses locataires. L’escalier est-il soumis à cette règle ? Les avis divergent selon les hommes de loi.

Les normes relatives aux escaliers publics

Aucune surprise au niveau des bâtiments publics qui doivent bien entendu répondre à des règles draconiennes en matière de construction. Le but du jeu étant là sans aucun doute de limiter les accidents et de ne laisser prendre aucun risque au maître d’ouvrage.

Les documents techniques relatifs aux escaliers sont disponibles auprès des administrations compétentes et il faut s’y conformer.

Tout manquement à ces règles entraînera évidemment des répercussions légales d’amplitude variée et souvent proportionnelles aux dommages engendrés.

L’agencement de l’escalier

Un escalier public doit proposer une pente de 30°. Il existe certaines dérogations et une marge de tolérance, mais dans l’ensemble la pente de 30° permet d’offrir une ascension et une descente confortable, même aux personnes peu mobiles.

Ensuite, une volée de marche, c’est-à-dire une enfilade de marches ininterrompue, est limitée à 21 marches. Si l’escalier doit compter plus de marches, on devra donc installer au palier après la 21e marche. Là encore il s’agit de permettre une progression confortable et d’agencer une zone repos idéalement située.

Enfin, les marches ne doivent en aucun cas présenter une hauteur supérieure à 16cm. On pourra réaliser des marches beaucoup plus petites, mais pas plus grandes. Les marches doivent également présenter une hauteur uniforme sur tout l’escalier, pour des raisons évidentes.

Existe-t-il des normes obligatoires pour les escaliers

Le garde-corps

Le garde-corps est obligatoire pour les escaliers publics. Ce dernier est d’une hauteur obligatoire de 1 mètre, voire 80cm (s’il fait plus de 50cm d’épaisseur, de manière à protéger des chutes.

Les barreaux devront également être espacés d’une mesure maximale de 11cm.

Dans le cas d’un escalier inscrit entre deux murs pleins, il faudra obligatoirement installer une rampe ou une main courante pour offrir un point d’appui ininterrompu.

Dans le cas d’un bâtiment devant accueillir des enfants, les lisses du garde-corps devront impérativement verticales afin d’éviter des accidents graves.

Les nez de marche

On le sait peu, mais les nez de marche sont également soumis à des règles très strictes.

Ces derniers doivent se démarquer du reste de l’escalier. On installe donc généralement une bande de couleur différente en nez de marche, une zone rugueuse ou tout autre élément pouvant permettre une meilleure visualisation.

Les nez de marche polis et donc glissants sont désormais interdits pour éviter les dérapages incontrôlés.

Enfin, le déport du nez de marche ne peut pas être trop important par rapport à la contremarche. Cette dernière est d’ailleurs imposée dans la quasi-totalité des cas.

Les règles recommandées pour les escaliers privés

Dans la construction privée rien de tel. Vous êtes en effet libre de faire ce que bon vous chante. Cependant, il existe un écueil de taille : le professionnel. En effet ce dernier possède des assurances qui l’empêchent de réaliser des ouvrages dangereux.

Si vous voulez vraiment disposer d’un escalier hors de toute norme, votre partenaire travaux vous fera très certainement signer une décharge précisant que la responsabilité de l’ouvrage vous appartient et qu’il se dégage ainsi de tout recours.

Les règles qui suivent sont donc des indications de bon sens, mais en aucun cas de vraies normes. Sachez en revanche que les monte escaliers sont, eux, soumis à des normes plus strictes.

Le calcul des marches

On recommande logiquement de conserver une hauteur de marche uniforme sur toute la longueur de l’escalier, en général comprise entre 16cm et 21cm. Cette hauteur est idéale pour la taille moyenne des Français actuels.

On utilise très souvent la loi de Blondel (une loi mathématique et non pas judiciaire), une formule relativement simple qui permet d’assurer aux marches de bonnes proportions.

Les règles recommandées pour les escaliers privés

Le palier, élément important de l’escalier

Tout comme pour les escaliers publics on conseille d’installer un palier de repos à une distance idéale. En bâtiment privé, on conseille de faire intervenir le palier à partir de 25 marches.

Le palier idéal devrait en outre faire au moins 1m de côté et disposer de sa propre main courante.

Le garde-corps, toujours recommandé

Dernier élément que nous conseillons vivement, et ce pour tout escalier : le garde-corps.

On recommande une hauteur minimale de 90cm ou 1m, de manière à assurer la sécurité de tous.

Les lisses horizontales devraient être espacées d’un maximum de 18cm, tandis que pour les lisses verticales il s’agira de 11cm. Les lisses éviteront évidemment l’effet “échelle” que nos enfants apprécient tant, et les éventuelles volutes devront être circonscrites dans un rectangle de 25cm x 11cm, pour éviter à toute tête d’y rester coincée.

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